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Projet novateur de parc culturel (arts - sciences - lettres - spiritualités - abyssaux)

Les cafés Philo

La Maison Des Humanités

L'Association des Amis


05/07/2012 : La biennale internationale du CNAM

CNAMPhilippe Houdy a été invité à intervenir jeudi 5 juillet 2012 au colloque du CNAM, qui était organisé dans le cadre de sa biennale internationale, sous l’intitulé :

Transmettre des savoirs : La Maison Des Humanités

La conférence interactive avec le public a été un lieu de réflexion et de propositions : BIENNALE CNAM

- Réflexion sur les savoirs à transmettre - Méthodologie - Muséologie - Partenariat, mécénat


Compte-rendu du colloque :

lien Télécharger le compte-rendu du colloque du 4 juillet 2012


Introduction de Philippe Houdy :

Après avoir fait une présentation de la MDH et de l’association des amis de la maison des humanités P.H. aborde des points susceptibles d’ouvrir la discussion.

En particulier :

-  Les notions de transversalité et de diversité.

-  Le questionnement des jeunes pour connaître leurs centres d’intérêt.

-  Le contact avec les anciens qui pourront intervenir dans la MDH

-  L’importance de la prise en compte de la diversité culturelle et la nécessité de valoriser l’histoire des civilisations.

-   La MDH doit donc être un espace social de reconnaissance des cultures  dans lequel les jeunes doivent se retrouver.

-  Le problème des classifications se pose obligatoirement. L’approche par les « lettres » qui englobe par exemple la philo est réductrice plutôt que « lettres » il s’agit  plutôt de l’humain par le biais de la parole. Les savoirs sont transversaux (par exemple : l’archéologie » par où les aborder, où les placer…il faut faire des choix.)

-  Le concept de « spiritualité » n’est pas l’équivalent de celui de « religions »  il inclut l’athéisme, par exemple.

-  Les abyssaux sont particulièrement difficiles à aborder : Comment en parler ? Par exemple comment aborder la guerre d’Algérie ?

-  La pagode, lieu de méditation rentre dans le cadre d’une vision médiévale de l’espace.

-  La rédaction des panneaux se fera en collaboration avec les musées auxquels nous demanderons des prêts d’œuvres pour les expositions temporaires.

-  La MDH pourra être mise en réseau en Ile de France et avec certains pays dans le monde. (nous commençons la traduction du site)

Discussion générale :

Marc Héber-Suffrin se demande où se situent les techniques dans les savoirs

P.H. : Elles sont liées aussi bien à l’art qu’à la science.et trouveront toutes leurs places dans les ateliers. Il faut les faire apparaître de manière plus évidente dans les documents.

Michèle Dutot qui est professeur d’économie et gestion en lycée donne l’exemple de l’accompagnement individualisé des élèves par des enseignants en dehors du temps scolaire : théâtre, musée…(financé par de conseil général)  pour favoriser l’approche de la culture des élèves le souhaitant.

P.H. : Il existe déjà des tuteurs étudiants qui accompagnent des élèves de lycée. Les ateliers dans la MDH sont conçus dans cet esprit sur la base du volontariat. Les structures d’accompagnement sont primordiales.

Florent Le Bot propose des ateliers-jardins et pose la question du passage du « musée » aux ateliers qui risque de ne pas aller de soi et se demande comment donner envie aux enfants d’aller dans ces ateliers.

P.H. approuve l’idée d’ateliers-jardins  et donne l’exemple de L’INRA à Brétigny où les enfants pourraient voir des animaux d’élevage et une ferme bio. Il suggère de petites expériences fonctionnelles dans le musée pour donner envie d’aller dans les ateliers (CF la cité des sciences).

Claire Héber-Suffrin  aborde 4 points :

1) Comment prendre en compte l’élaboration des savoirs et pas seulement leur transmission ?

P.H.: L’aile du « futur » sera la plus évolutive, on pourra y aborder, par exemple, la crise financière.

2) L’approche des savoirs par les « métiers » est très intéressante car elle comporte une dimension transversale (techniques, évolution des formes du travail à travers les anciens métiers, ceux actuels et ceux du futur. Ils sont la traduction de valeurs et pose la question du service à autrui).

P.H.aprouve cette approche et insiste sur la difficulté d’être à la fois dans des démarches diachroniques et synchroniques.

3) « Les lucioles » sont un exemple de thème transversal donné dans les documents, de la MDH, d’autres thèmes peuvent être très porteurs de transversalité, de savoirs et de culture comme celui des « pois chiches » qui a été expérimenté.

P.H. : Le concept de « Savoir » pris isolément est réducteur, «  les pois chiches » sont un très bon exemple de transversalité en particulier culturelle.

4) Le rapport entre  savoirs  et vie quotidienne est très important pour les enfants. Quelle « visibilité » ont-ils aujourd’hui ?  par exemple en ce qui concerne les mathématiques. (CF les recherches de Ph. Mérieux).

P.H.: Les animateurs joueront un rôle primordial, ils devront partir du questionnement des enfants.

Line Numa-Bocage pose le problème de l’appropriation du savoir par les enfants : vont-ils vers le savoir ou le savoir vient-il à eux ? Comment faudra-t-il organiser le travail pédagogique sur place en fonction de leur âge ? Y aura-t-il mise à disposition ou appropriation du «  savoir-vivre »? Le bénévolat pourra-t-il suffire, les bénévoles seront-ils formés ?

P.H. : Nous ferons venir les enfants des écoles sur réservations et pensons couvrir les départements du 91-94-77-28… Les petits enfants auront des livres à portée de main ainsi que des objets. Il serait bien qu’une famille puisse trouver au même endroit des informations et des activités adaptées à l’âge et aux centres d’intérêt de chacun. Les bénévoles pourront partir de leur vécu, les ateliers joueront un rôle primordial. Nous devons dès maintenant tenir compte du problème des coûts, tous les musées sont déficitaires, sans le bénévolat nous ne pourrons pas fonctionner. Nous pourrions envisager la création d’un master « formation des bénévoles pour les musées » dans le cadre des métiers du futur à la fac d’Evry.

Florent Le Bot aborde la problématique posée par « la flèche du temps » et décrit un document permettant de dépasser les inconvénients d’une chronologie figée par l’approche d’un évènement pouvant s’élargir ou se réduire  à la demande (les références du doc seront fournies). Il pose la question de la connaissance et de la prise en compte du travail effectué en amont dans les établissements scolaires pour concevoir les contenus dans la MDH et rebondit sur l’approche par le biais du vécu qui n’est pas possible à long terme sur tous les sujets. (Exemple : la shoah)

P.H.: En ce qui concerne la conception du contenu culturel et pédagogique de la MDH la connaissance de ce qui se réalise dans les écoles est indispensable et nous avons l’intention d’aller sur le terrain le moment venu.

Hervé Jacolot insiste sur l’importance de la synergie crée par les concepteurs du projet qui, en réfléchissant et en travaillant ensemble, l’enrichissent et sur le rôle des associations, des historiens   (par exemple en ce qui concerne les abyssaux).

Véronique Meugues propose que les animateurs soient formés pour intervenir selon l’âge des enfants et fait remarquer que l’approche par âges  est plus difficile à l’écrit qu’à l’oral.

Redha Mezghrani s’interroge sur les contenus à transmettre, leur part d’objectivité et de subjectivité.

P.H.reprend le contenu de ces 3 interventions : La conception des contenus s’appuiera sur les travaux des spécialistes des différents domaines par le biais d’un conseil scientifique, sur les grands thèmes portant à polémique nous ne porterons pas de jugements mais rendrons -compte des avancées actuelles de la recherche sans jamais conclure et nous donnerons une dimension internationale aux contenus présentés. (À titre d’exemple la vision de Napoléon  par les espagnols, les polonais, les russes, les français… n’est pas la même elle est positive ou négative selon les vécus et les points de vue.)

Claire H.S. aborde la question de l’appropriation des savoirs sous l’angle de la réciprocité : transmettre permet d’apprendre. Les lycéens et les étudiants peuvent être accompagnateurs en y étant préparés. L’expérience des Réseaux d’Echanges Réciproques des Savoirs peut être utile à la MDH tant au niveau de leurs démarches que de leurs méthodes d’appropriation. Le partenariat devra jouer un rôle capital dans l’élaboration du projet  A titre d’exemple avec des associations telles que la Créartothèque, l’UTL, les Petits Débrouillards …, des institutions comme Paris Montagne, avec son programme Science Académie pour la formation scientifique des lycéens qui s’intéressent à la Science et sont issus de milieux défavorisés, la Cité des Métiers crée par la cité des sciences et de l’industrie.

P.H. donne son accord sur l’ensemble de ces propositions qui seront mis en œuvre lorsque les engagements sur le mécénat seront tangibles.

Jean-Pierre Bocquel donne sa vision de la MDH qui ne doit pas être un musée mais une maison à construire. Il faut penser à tous les métiers qui seront concernés par la construction de la MDH, par exemple dans le bâtiment et les travaux publics, contacter les centres de formations, mais aussi penser à son fonctionnement. (Expl : la restauration). Des entreprises qui sont en réseaux peuvent intervenir à différents niveaux, l’école de la 2° chance à Ris-Orangis peut trouver sa place. Les nouvelles technologies doivent être prises en compte dans la construction et le fonctionnement.

P.H. d’accord avec ces propositions, propose que les centres de formations soient intégrés à la MDH, par exemple, par le biais des meilleurs ouvriers de France et pose le problème du passage obligé par les marchés.

Dans une discussion ultérieure une réflexion a lieu sur la possibilité de faire appel aux formations intégrées aux entreprises et s’adressant aux personnels, pour les faire intervenir en dehors des appels d’offre des marchés sur leurs budgets de formation.

Marc H.S. aborde 5points théoriques sur lesquels il souhaite qu’une réflexion s’engage.

1° le postulat de laïcité permet d’asseoir la définition des « humanités 

2° La «  préférabilité » de la démocratie évite certains écueils

3° Le devoir de se former tout au long de la vie est un savoir à transmettre.

4° il ne faut pas confondre « systèmes de valeurs » et « éthique »

5° Il faut justifier la construction du savoir en tant qu’éthique et être capable de s’exprimer et d’argumenter sur l’éthique dans le domaine de la culture de la paix et de la démocratie.

P.H. prend l’exemple de la fac d’Evry où existe un médiateur qui intervient sur les questions touchant à la laïcité. Il avance l’idée que ces questions peuvent être abordées dans la partie « futur » de la MDH et que les Droits de l’Homme peuvent être envisagés comme « nouvelles spiritualités »

Pour Florent le Bot  la MDH ne doit pas être conçue dans l’esprit de l’Encyclopédie de Diderot et doit s’éloigner du cadre contraint de l’Education nationale. Il faudra identifier la demande des visiteurs en particulier celle des enfants et ne pas être prisonniers des spécialistes.

Line Numa-Bocage : Il faut construire des savoirs avec les scientifiques à partir des questionnements des enfants et des adolescents.

François Ambolet : Il faut justifier les notions prises en compte dont la laïcité et la démocratie car elles sont toutes de nature idéologique. Il faut justifier, par exemple,  le choix du pluriel dans « Humanités »

P.H. pose des questions : Dans quelle démocratie sommes-nous ? Quels degrés de démocratie ? Il faut laisser ouverts les thèmes abordés, décrire les systèmes sans jugement de valeur. Le mot « Humanités » au pluriel est polysémique, il fait référence à la fois à l’homme honnête du siècle des Lumières, à l’humanité dans sa diversité, donc à l’ouverture à toutes les cultures et à l’être humain ouvert aux autres. La MDH doit être « une encyclopédie ouverte »

Redha Mezghrani demande quelles sont les valeurs universelles à prendre en compte et affirme qu’il existe plusieurs systèmes de valeurs.

Pour Marc H.S. et P.H., l’humanité est porteuse d’intérêts communs et il faut le montrer plutôt que mettre l’accent sur ce qui divise

Pour François Ambolet nous sommes dans un monde où l’idéologie risque de l’emporter sur les besoins de l’humanité.

Florent Le Bot pense que chacun décline à sa manière le concept « d’intérêt », selon ses propres besoins.

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